jeudi 2 avril 2015

Mon prochain roman

Edit du 29.04.15 : 
Attention ! 
Voici la première verion de mes deux premiers chapitres. Si vous voulez la version officielle, la dernière après corrections et ajustements selon les retours des lecteurs, c'est ici : http://www.leslieheliade.com/2015/04/la-vie-ailleurs.html

En exclusivité, les deux premiers chapitres de mon dernier roman, sur l'Inde...
J'attends vos commentaires avec impatience !
J'hésite sur le titre. Au début, j'avais pensé à Inde et cie, mais des lecteurs m'ont dit que ça ne leur plaisait pas.
Maintenant, je songe à

Nous reviendrons

=======================================================================

1.          Hervé


Directeur financier de l’usine de Chennai, Hervé Planchon travaille pour le fabricant de matériel de transport Pierport et Cie depuis plus de vingt ans. Il a passé cinq ans en Chine, cinq ans en Corée, et il est bien sûr qu’il ne tiendra pas cinq ans en Inde. 
Assis dans le bureau d’un gros client à Alwarpet, il observe son interlocuteur de ses petits yeux ronds. Le jeune indien en chemise à rayures bleues pâles dodeline la tête de gauche à droite dans un mouvement diagonal typique[1] et avec un sourire particulièrement agaçant. Il a la main posée sur une liasse de documents. Il doit y avoir plus de trois cent pages imprimées qui détaillent divers coût de fabrication, problèmes de taxes, douanes, importation, le tout pour la modique somme de quatre millions huit cent trente-neuf mille deux cent soixante-huit roupies et huit centimes. A peu près soixante-dix mille euros.
C’est une commande importante de camions réfrigérés pour une entreprise de transport de marchandises.
Le jeune indien est en train de lui expliquer qu’il ne peut pas valider sa facture. En l’écoutant, Hervé se demande sur quelle planète il est tombé :
— Le problème, monsieur, c’est que la facture n’est pas imprimée au bon format.
— Au bon format ?
— Oui.
— Vous pouvez me montrer à quoi ça ressemble, le bon format ?
— Oui, bien sûr.
Il sort un gros dossier rouge de son sac. Relié, cela ferait un livre de cinq cents pages, pas un best-seller, mais un gros volume. Il ouvre et montre une page bizarre avec pleins de chiffres. C’est un beau travail sous Excel qui ne veut rien dire. Hervé a l’habitude.
Le type lui montre son beau tableau et lui explique que la mise en page ne convient pas. Le financier lève un sourcil :
— Si je comprends bien, vous voulez que je réimprime tout avec une plus grande marge ?
— Oui, c’est ça.
Ce n’est pas possible. Il ne peut pas lui demander quelque chose d’aussi absurde que de réimprimer trois cents feuilles parce que l’espace blanc sur le côté est trop petit… Non. La situation doit être plus simple, il ne veut pas payer, il veut gagner du temps, et en plus il le prend pour un con. A moins qu’il ne veuille se protéger vis-à-vis de ses supérieur en faisant remplir tout un tas de papiers inutiles… Dans tous les cas, ça se résume en une phrase : il ne paie pas.
— Vous ne payez pas ?
— Non. J’ai besoin de la facture au bon format.
— Bon… Est-ce qu’il y a autre chose dont vous avez besoin, pendant qu’on y est ?
Le type réfléchit, reprend le dossier, le feuillette et s’arrête en pointant du doigt le bas d’une page pour lui dire :
— Là, ça ne va pas.
— Qu’est-ce qui ne va pas ?
— Le chiffre. Il me faut un chiffre rond, pas de centimes.
Hervé regarde de plus près. Il comprend sans comprendre :
— Vous êtes en train de me dire que vous ne paierez pas les quatre millions huit cent trente-neuf mille deux cent soixante-huit roupies, à cause des huit centimes ?
— Oui, c’est ça. Je ne peux pas valider une facture comme celle-là.
Rester calme, surtout, rester calme.
Hervé le regarde droit dans les yeux, lui adresse le plus grand sourire dont il puisse forcer sa bouche et lui répond d’un ton faussement ravi :
— Mais il  n’y a aucun problème ! Autre chose ?
— Oui. Toutes les pages doivent être signées par le responsable légal.
— Très bien. Ce sera fait. Vous être sûr qu’il ne faut rien d’autre ?
Le type semble hésiter avant de répondre.
— Non, c’est bon.
— Bien, tout est clair. Je vous retrouve la semaine prochaine, alors ?
— Non, non… heu… Mettez tout en ordre et on reprendra rendez-vous.
Gagner du temps. C’est la règle. Mais ça ne se passera pas comme cela. Il sort son agenda, faisant mine de n’avoir rien entendu, tourne les pages et s’arrête sur celle qui l’intéresse :
— Lundi prochain, même heure ? On peut même se revoir avant, mais vous comprenez, le temps de tout mettre en ordre…
— Oui… d’accord. C’est noté.
— Je m’en souviendrai, de vos normes, pour la prochaine fois, ironise-t-il.
L’Indien le raccompagne à la porte. Il rassemble ses affaires, lui serre la main, et retrouve sa voiture qui l’attend dehors.

L’air est humide et étouffante. Quand on sort d’une pièce avec air conditionné, c’est insupportable. Il s’approche du véhicule et aperçoit à travers la vitre le chauffeur confortablement installé sur son siège rabattu en arrière, qui dort profondément, le visage recouvert de son journal. Il tape deux coups secs sur le capot pour le réveiller. Celui-ci se lève en trombe et se précipite pour lui ouvrir la portière.
                                                                                              
Sur le chemin, il envoie un message à Mohan, le directeur des ressources humaines : « Je sors de rendez-vous et j’arrive. Je vous rejoins au restaurant. »
L’équipe de direction composée à moitié d’expatriés d’origine diverse et à moitié d’Indiens a l’habitude de se réunir pour le déjeuner. C’est une occasion de parler boulot tout en mettant une bonne ambiance dans l’équipe.

En regardant la ville défiler sous ses yeux, il se demande comment il va faire pour boucler son budget.
Aujourd’hui, un client refuse de payer sa facture parce que la mise en page ne lui convient pas, il y a un mois, c’étaient les douanes qui refusaient de laisser entrer du matériel nécessaire à la construction. Tout était en ordre, il fallait juste graisser la patte du douanier. L’affaire s’est réglée avec dix mille roupies qui se sont glissées dans les « frais divers » du bilan trimestriel.
Et puis, toujours, des calculs fumeux, de la corruption, de la paperasserie inutile, des gens qui veulent gagner du temps…
Dans sa propre entreprise, il s’arrache les cheveux pour se faire rembourser ses propres notes de frais, alors une facture auprès d’un client externe…

Le chauffeur tourne à gauche pour prendre un petit chemin parallèle. Il grille trois feux rouges et conduit au milieu de la route, sur la ligne blanche qui est censée délimiter la circulation alternée. Quand une autre voiture apparaît, il klaxonne très fort et se décale un peu sur le côté gauche, là où il serait censé conduire s’il respectait à peu près le code de la route.
Cela ne gêne plus Hervé. Au début, il regardait en pensant constamment qu’il allait avoir un accident. Et puis, plusieurs fois, il a vraiment failli en avoir, mais Cholan a toujours eu le bon reflexe. Maintenant, il lui fait confiance.

Un jour, il lui a demandé si c’était difficile d’obtenir son permis de conduire. La réponse de celui-ci fut pour le moins étonnante :
— Avant, m’sieur, c’était facile. Il fallait conduire en ligne droite. Mais maintenant, c’est plus compliqué. Il faut faire un zigzag et éviter les obstacles.
— Ah oui, ça change tout…
— Et puis c’est cher. Il faut payer huit mille roupies[2].
Hervé s’est demandé si Cholan se rendait vraiment compte de ce qu’il disait. Il avait pourtant de bons réflexes et maîtrisait parfaitement la voiture… Mais comme son anglais était approximatif et qu’il ne comprenait pas tout, ils avaient parfois du mal à communiquer.
— Et le code de la route ? Il y a un examen du code de la route ?
— Oui, m’sieur.
Hervé n’était pas sûr qu’il ait compris. Il a essayé de lui expliquer plus ou moins clairement, mais au final, il n’a jamais su s’il y avait un examen à passer ni en quoi il consistait.

Maintenant, il ne fait plus attention à tout ça. Il a pu arriver que Cholan percute un type dans la rue mais celui-ci n’a rien eu de grave. Une autre fois, ils sont entrés dans un troupeau de vaches. Là, par contre, le chauffeur a eu peur. Il lui a expliqué que si les paysans du coin l’attrapaient, ils le lapideraient sur la place… On ne touche pas aux vaches sacrées.
Alors bon, tout cela ne le gêne plus. L’autoroute peut devenir soudainement à double sens. Les feux ne servent qu’à illuminer les rues. Les trottoirs et passages piétons n’existent pas. On circule dans tous les sens, plus ou moins n’importe comment. C’est normal.
Finalement, les lois régissant la circulation sont assez simples et pleines de bon sens. Priorité à la plus grosse. En cas d’égalité, celui qui klaxonne le plus fort peut passer le premier.

Une heure plus tard, il arrive à l’usine. Il n’y a pas d’électricité pour le moment, il est treize heures passées, la coupure[3] vient de commencer. Il regarde son téléphone. Pas de réponse. Peut-être sont-ils toujours à l’intérieur en train de l’attendre.
Il monte aux bureaux de la direction. Dans le hall, deux de ses deux collègues l’attendent, le duo gagnant, comme il les nomme. Mohan s’adresse à lui :
— On t’attendait. On va au Pizza Hut, pour changer ?
Les trois hommes se mettent en route. Le directeur des ressources humaines s’installe à l’avant et explique au conducteur en tamoul qu’il doit se rendre au grand centre commercial qui est au sud. Ça n’est pas vraiment à côté, mais de toute façon, avec la coupure de deux heures, ils ont largement le temps.
Derrière lui, Giacomo s’assoit et jette un œil à son black berry. C’est le directeur de la qualité, un Italien qui est là pour un an. Il en avait tellement marre des ouvriers indiens qu’il n’arrivait pas à diriger qu’il a déplacé son bureau pour être à côté de la main d’œuvre. Hervé l’admire. Il ne pourrait pas travailler dans le cœur de l’usine, sans clim, avec la chaleur, la crasse, l’odeur des machines… On peut reprocher à Giacomo son sale caractère bourru, son tempérament emporté, sa franchise parfois malvenue, mais il y a une chose de sûre, c’est qu’il n’a pas froid aux yeux…

Quand ils entrent dans le restaurant, il se tourne vers lui et lui demande discrètement et dans un anglais impeccable :
— Pizza Hut ? C’est une chaîne de restaurant américaine, non ? En France, je ne les trouve pas terrible, leurs pizzas…
— Non, et ici, c’est encore pire. C’est cher, gras, piquant, ça a le même goût que leur poulet au curry avec du riz, mais c’est plat et petit.
— Pourquoi on vient ici ?
— C’est une idée de Mohan. Ça change du Sangeetha…                 



2.                Mohan


Le repas de ce midi était excellent. Une bonne pizza italienne avec des épices indiennes, c’est un mélange qu’il apprécie. Ça n’est pas de la grande cuisine, et ça ne vaut pas l’excellent curry du Taj Coromandel, mais ça change.
Giacomo et Hervé n’étaient pas de cet avis. Ils se sont plaints de la lenteur des serveurs et ont trouvé la pizza trop grasse. Pourtant, Mohan a fait tout ce qu’il a pu. Il a activé le service en demandant à être servi rapidement, et il les a bien conseillés pour leur éviter quelque chose de trop épicé. Mais malgré tout, cela ne leur a pas plu.
Mohan se dit qu’ils ne savent pas ce qui est bon. Ils mangent des plats qui n’ont pas de goût. C’est vrai qu’il y a des restaurants italiens et américains qui sont excellents, mais enfin, il faut toujours ajouter un peu de poivre ou de piment pour exalter les saveurs.

Une fois, Hervé l’a invité à manger. Sa femme Sophie avait cuisiné un velouté de courgettes avec une quiche aux légumes, le tout végétarien, spécialement pour lui, ont-ils précisé. Ça n’était pas mauvais, mais ça n’avait pas de goût.
Ce jour-là, il est resté très poli. Il a terminé son assiette et félicité la cuisinière, comme on fait en Europe. Evidemment, il a utilisé sa fourchette pour manger, même s’il trouve que c’est bien meilleur avec les doigts.
C’est encore un truc qu’il a du mal à comprendre. Pourquoi ces gens utilisent-ils des couverts, comme s’ils avaient peur de se salir les mains ? Cela dénature le goût des aliments, et c’est tellement moins naturel.
Lorsqu’il est invité ou qu’il mange avec des occidentaux, il a l’habitude de faire comme eux. Mais il n’aime pas ça.

Après le restaurant, ils sont tous retournés travailler. L’électricité était revenue, comme c’est toujours le cas quand il n’y a pas de problème.
A quinze heures, il a reçu un e-mail du siège. Dans l’entreprise, on communique la plupart du temps avec internet.

Bonjour Mohan,
On a trouvé un remplaçant pour le poste de directeur de site. Il viendra la semaine prochaine en reconnaissance avec sa femme.
En pièce jointe, leurs billets d’avion.
Merci de préparer leur  arrivée et de réserver un hôtel.
Cordialement,
Philippe Brindel,
Directeur des ressources humaines, Pierport et Cie

Cela fait deux mois qu’il cherche un remplaçant pour ce poste. Il est à deux doigts d’engager un nouvel employé, une personne de quarante ans qui a fait ses études à  Bangalore avant d’être envoyé à Atlanta et de revenir travailler sur un site en Andra Pradesh. Un type super avec un bon profil.
Et voilà que sans prévenir, le siège vient lui coller encore un expatrié. Comme si le Français et l’Italien, ça ne suffisait pas.
Comment osent-ils leur imposer quelqu’un comme ça ? Non mais on rêve… Quel manque de respect, de tact, de considération… Qu’est-ce qu’ils croient, là-bas ? Qu’ici, on passe ses journées à méditer en chantant « OM » ? Il leur a pourtant bien dit qu’il cherchait quelqu’un et il était clair qu’on engagerait un Indien sur ce poste, pas un nouvel étranger qui coûte une fortune et veut tout faire à sa façon sans rien comprendre des procédures en vigueur.
Il refrène sa colère. Outre que ce ne soit pas dans sa culture de s’emporter, c’est quelque chose qui ne se fait pas dans l’entreprise. Il prend son téléphone et  appelle Sudakhar, le directeur de l’usine.
—  Tu étais au courant ?
—  Non… tu me l’apprends.
— On fait quoi ?
— Je suppose que tu n’as pas le choix… Appelle Philippe pour en parler, mais je pense qu’ils t’envoient quelqu’un en interne. Il doit venir d’une autre usine. Comment il s’appelle ?
—  Attend.
Il ouvre la pièce jointe et regarde ce qui est écrit.
—  Frank Jouot. Ça te dit quelque chose ?
—  Non. Mais demande à Philippe. C’est lui qui t’a envoyé l’e-mail, c’est à lui de te répondre. A tous les coups, c’est quelqu’un d’un autre site. Ils ne savent pas quoi en faire, alors ils nous l’envoient…

Ils raccrochent. Incroyable qu’à Paris, ils soient désorganisés au point de leur imposer quelqu’un en les prévenant au dernier moment.
D’un autre côté, plus rien ne l’étonne de ce qui vient du siège. Un jour, il faudra que ses chefs viennent faire un tour sur le site, pour voir ce qui s’y passe. Cela leur remettrait les pieds sur terre.

Mohan se prend un café avant de s’occuper du nouvel expatrié. Une petite recherche sur internet répond à la plupart de ses questions. Frank Jouot est Allemand. Il a vécu en France où il travaillait déjà sur un site, vers Toulouse. C’est donc bien une mutation interne.
Son profil a l’air de correspondre au poste. Il n’y a rien de choquant là-dedans, à part qu’on lui ait fait perdre des heures de boulot à chercher un nouvel employé pour finalement lui en imposer un autre.

Il se résigne donc à s’occuper du dossier de ce monsieur. Après une longue réflexion sur ses tournures de phrases, il répond à l’e-mail en anglais de son supérieur parisien :
Cher Philippe,
J’essayais justement de remplacer mon directeur de site qui part en septembre. Après deux mois de recherches, j’avais trouvé un candidat pour ce poste, et je m’apprêtais à t’envoyer son dossier pour validation. J’imagine que ce n’est plus nécessaire si le siège nous envoie une nouvelle ressource.
J’aurais besoin de plus d’informations sur Frank Jouot. Peux-tu me mettre en contact avec ce monsieur ?
Merci
Cordialement,
Mohan Pavarasami

Avant même de recevoir la réponse, il contacte ses entreprises partenaires pour réserver un hôtel et un chauffeur.
Dehors, il pleut à torrent. C’est la mousson qui commence. Ce soir, les gens rentreront les pieds dans l’eau. Lui, il sera à l’abri dans sa voiture, mais il risque d’être pris dans les embouteillages. 
Il n’aime pas cette période. Tous les ans, c’est la même chose. Des trombes d’eau dans les rues, des routes fissurées qui ne seront pas réparées faute de moyens et un trafic bloqué parce que les voitures ont du mal à avancer.
L’an dernier, les agriculteurs se sont plaints qu’il n’a pas assez plu. Les sols étaient trop secs, et à terme, cela posera aussi un problème d’alimentation en eau potable.

Mohan lève les yeux vers la fenêtre et regarde la pluie diluvienne qui se répand violemment sur la ville. Il se demande s’il doit espérer que cela perdure ou que cela cesse.




[1] Les Indiens ne hochent pas la tête pour dire « oui » ou « non », de haut en bas ou de gauche à droite. A la place, ils font un mouvement de balancement. Le bas de la tête reste stable et le haut de la tête s’incline de la gauche vers la droite. Ce n’est ni un oui, ni un non, et, d’après ce qu’on m’a expliqué là-bas, cela veut dire quelque chose comme « j’ai entendu, tu m’as parlé ».
[2] Un peu plus de cent euros.
[3] Il n’y a pas assez d’électricité pour tous les habitants. Des coupures régulières sont organisées pour pouvoir alimenter tout le monde de façon équitable. Tous les mois, les horaires changent et les coupures ont lieu à différents moments de la journée. Elles ne sont pas totalement égalitaires car elles sont plus ou moins brèves selon les endroits. En plus de cette interruption journalière, il y a environ une journée par mois où l’électricité est totalement coupée. Dans certains endroits, il y a des générateurs qui prennent le relai.

6 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour,
      Merci pour ce commentaire, mais pourquoi l'avoir supprimé ? C'est dommage...
      A bientôt

      Supprimer
  2. Coucou,
    J'ai lu les 2 chapitres et j'ai trouvé ça très prometteur ! En tout cas on a envie d'aller plus loin, et les changements de point de vue semblent une bonne idée pour mettre en valeur les différences de vision entre cultures :)
    Pour le titre, "Nous reviendrons" est peut-être un peu vague?
    Comme la dernière fois, je suis volontaire pour une lecture en avant-première! Bises, Olivier

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Olivier,
      Merci pour ton commentaire.
      Je ne me suis pas encore fixée sur le titre, mais j'aime bien celui-là parce qu'il marche dans les deux sens et qu'il est assez mystérieux.
      Je vais voir en fonction des retours et de mes bêta-lecteurs.
      À très bientôt !

      Supprimer
  3. Ces deux premiers chapitres m'ont vraiment rendu impatiente de lire la suite, et ça c'est un exploit! j'aime ce style: un chapitre par personnage, cela m'a captivé (et je pèse mes mots)!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut Sandrine !
      Espérons que les éditeurs auront la même réaction que toi... ;) En tout cas, ton retour me fait vraiment très plaisir parce que tu n'étais pas à priori une fan et que j'avais peur de faire un récit trop complexe. C'est génial pour moi de me dire que j'ai réussi mon challenge et que même quelqu'un qui n'aime pas lire accroche au texte...
      Merci encore pour ce retour !

      Supprimer