lundi 25 mai 2015

Petits pas en avant

Le livre est imprimé, prêt à partir bientôt ! Inutile de préciser que cela me fait vraiment quelque chose de voir cela posé sur ma table basse...


Maintenant, en attendant les retours, je pense m'occuper de mon blog.
J'imagine deux nouvelles rubriques :
- chroniques
- devenir écrivain

Dans la première, je vous ferai partager mes coups de cœur littéraire, et il y en a un certain nombre.
Dans la seconde, j'ai envie de partager quelques trucs que je découvre au fur et à mesure de mon apprentissage...

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que cela vous intéresserait ?
Et vous, n'avez-vous jamais eu envie de vous lancer dans l'écriture ?

mercredi 20 mai 2015

En quête d'un éditeur...


Me voici donc à bloc, armée jusqu'aux dents, prête à défendre mon oeuvre contre quiconque ne saurait comprendre le génie littéraire qui sommeille en moi et qu'une pichenette d'encre introduite par une aiguille de plume vient d'éveiller !
Oui, me voilà, parée d'une armure de velin blanche, le bras gauche protégé d'un cahier relié bleu pour tout bouclier, brandissant dans la droite une mine acérée.

À toi qui passera sur cette page, je rends hommage en m'inclinant. Puisse mon roman t'apporter autant de plaisir à la lecture que j'en ai eu à l'écriture.

Couverture temporaire

Mais revenons-en à des considérations plus matérielles. Je voudrais maintenant vous parler du complexe cheminement pour réussir à se faire éditer. 

C'est bien beau d'écrire quelque chose. Dans mon cas, c'est la phase la plus facile. J'écris comme je respire. Si je ne publie pas d'avantage de textes sur mon blog, c'est à cause d'un mélange de pudeur et de perfectionnisme. Je n'ai simplement pas envie de vous faire lire n'importe quoi. 
C'est tout. 

Ce qui est plus compliqué, c'est de trouver une maison d'édition.
Mais, me direz-vous, pourquoi ne pas procéder comme précédemment, en utilisant une plateforme d'auto-édition à la demande ? Hé bien tout simplement parce que ce roman, La Vie ailleurs, j'y crois. 
Je suis persuadée qu'il rencontrera le public qu'il mérite et que j'ai réussi à écrire un très bon texte. Un peu prétentieuse, peut-être, mais qui croira en moi si moi-même je ne suis pas intimement convaincue de ce que j'ai à proposer ? 
Mon premier roman, Le Bouton, est un oeuvre de jeunesse. Il raconte l'histoire d'Anna, mais aussi l'histoire de mon écriture : comment ai-je appris à écrire en écrivant. Mes lecteurs sont unanimes. Pour ce livre, on m'a reproché le début : chiant. Ensuite, cela se lit tout seul. Quelques personnes m'ont même demandé si je comptais écrire une suite, mais je ne me donnerai pas cette peine pour un récit diffusé à seulement 500 exemplaires. 
Cela dit, 500, pour un livre édité à la demande de la famille et des amis, qui s'est diffusé uniquement par le bouche à oreille, c'est plutôt pas mal. 

Maintenant, pourquoi ai-je besoin d'un éditeur ? Hé bien tout simplement pour promouvoir mon texte. Je suis peut-être un peu naïve, mais je suis persuadée qu'avoir un éditeur, c'est un gage de qualité. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu'un romancier qui s'auto-publie est forcément mauvais. Bien au contraire, il y a même des exemples de grands succès. Et on ne compte plus le nombre de texte qui ont mis des années avant de trouver preneur et qui sont considérés comme de grands chefs-d'oeuvre. 
Hélas, les éditeurs n'ont pas toujours raisons de leur choix. 
Mais franchement, vous, lecteurs, vous faites confiance à un auteur qui vous dit que personne n'a voulu lui donner sa chance et qu'il fait lui-même sa promotion ? Franchement ?

Pour toutes ces considérations, me voici en quête d'une maison d'édition.
D'abord, j'ai contacté un agent littéraire. Je n'y crois pas trop, étant donné qu'aucun jeune auteur n'a été édité grâce à un agent en France. Ici, les agents ne défendent que ceux qui ont déjà publiés. Du moins, c'est ce qu'on m'a dit. 
J'ai néanmoins choisi de tenter ma chance en envoyant mon roman. Pour deux raison. 
La première, j'en rêve, ce serait merveilleux de devenir la première jeune auteure française découverte par un agent. Quelqu'un qui défende mes intérêt, m'aide à faire mon chemin et me soutienne tout au long de ce périple sinueux... Oui, je sais, je fantasme, ça n'arrivera jamais. Mais la seconde raison m'a poussée à tenter ma chance...
Envoyer mon texte à un agent est absolument gratuit ! Voilà le point qui justifie tout. J'attends donc une réponse, ou plus probablement un silence prolongé, avant de passer à l'étape suivante...

Les frais exorbitants pour faire parvenir mon merveilleux roman à des maisons d'éditions. 
Le livre fait environ 250 pages, qu'il faut imprimer en interligne 1,5 uniquement sur le verso et relier pour plus de maniabilité. Très facile.
Mais aussi très coûteux. 
Sans vous donner les détails de ce qui coûte quoi, je dirai juste que la dernière agence m'a donné un devis de 90 euros pour imprimer 10 exemplaires de mon texte. 9 euros pièce, plus cher qu'un livre de poche... 
Ajoutez à cela les frais d'envoi d'environ 5 euros, et vous voici avec une facture de 14 euros par éditeurs. 
Dans mon cas, ce montant s'élève encore puisque je suis en Allemagne et que l'envoi vers la France est plus cher encore. 
Compter 15 euros par éditeur, sans parler des frais de renvoi du manuscrit pour le récupérer et le passer à une autre maison, dans quatre mois... Voilà en gros à quoi s'expose l'apprenti auteur à succès qui n'a pas encore réussi à publier une ligne. 

Il y a peu, j'ai évoqué sur facebook mes prochaines tentatives pour trouver un éditeur. J'ai déjà dit ce que je m'apprête à répéter : je ne ferai pas de listes des maisons auxquelles j'envoie mon récit. Sachez simplement que je pense en contacter une dizaine. 
Prochaines nouvelles dans six mois...
Affaire à suivre. 

Et prochainement, un nouveau projet qui mijote déjà dans mon esprit... Bientôt un article sur le sujet !

En attendant, n'hésitez pas à commenter ce message pour m'encourager dans ma recherche ! On ne sait jamais, si un éditeur passait par là...